Je ne lui ai jamais donné le «bonheur» de véritablement m’expliquer.
J’ai agis promptement. À la limite, sauvagement. Modernement, je lui ai texté
«C’est fini, ne me rappelle plus, bonne chance, bonne route.». Je ne crois pas
avoir marqué la finale de baisers en x.
Delete.
Des mois de silence. De son bord. Du mien, une
incompréhensible recherche à le garder, le préserver de ce que je suis :
une fille qui fuie par en-avant. J’avoue : j’ai eu la chienne. M’embarquer
avec un quasi inconnu, qui vit à l’ouest alors que je suis à l’extrême est, non,
je n’étais pas prête. Il y avait quelque chose de trop libertin dans cette
histoire qui me turlupinait. Puis la recherche qui m’a confirmé que je n’étais
probablement pas la seule noiraude sur laquelle il jetait son dévolu d’homme
qui séduit. Toutes sortes de choses se brouillaient dans ma tête.
Je n’étais pas mieux. Non. Je l’avoue : je suis une
cachottière. J’omets souvent de dire ou d’effleurer des choses, des faits. Je n’assume
pas, ne m’assume pas. Voilà. À ma défense, rares sont les gens qui puissent
saisir ce sens, cette trop grande rapidité que j’ai à passer au travers les
choses, les évènements, les deuils.
J’acte la résiliente. J’y excelle. Les plus futés devinent
quelque chose dans mon allure : pourquoi toujours le noir ?
Parce que.
Le rouge ?
C’est audacieux.
Le blanc ?
Pour les rares moments d’accalmie.
Le trèfle à quatre feuilles?
L’unique marque qui trahie mon carpe diem à moi.
Je ne connaissais pas Limbo. Lui non plus. Il ne pouvait pas
deviner qu’il avait pigé le numéro de celui qui assure la transition. Je ne
voulais pas lui dire non plus. Ç’aurait gâché le conte de fée. Et Limbo préfère
le beau.
Et moi, dans le beau, je recherche toujours le laid.
Une vraie fille, quoi.
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