lundi 23 septembre 2013

Vérités slash conséquences


Je ne lui ai jamais donné le «bonheur» de véritablement m’expliquer. J’ai agis promptement. À la limite, sauvagement. Modernement, je lui ai texté «C’est fini, ne me rappelle plus, bonne chance, bonne route.». Je ne crois pas avoir marqué la finale de baisers en x.

Delete.

Des mois de silence. De son bord. Du mien, une incompréhensible recherche à le garder, le préserver de ce que je suis : une fille qui fuie par en-avant. J’avoue : j’ai eu la chienne. M’embarquer avec un quasi inconnu, qui vit à l’ouest alors que je suis à l’extrême est, non, je n’étais pas prête. Il y avait quelque chose de trop libertin dans cette histoire qui me turlupinait. Puis la recherche qui m’a confirmé que je n’étais probablement pas la seule noiraude sur laquelle il jetait son dévolu d’homme qui séduit. Toutes sortes de choses se brouillaient dans ma tête.

Je n’étais pas mieux. Non. Je l’avoue : je suis une cachottière. J’omets souvent de dire ou d’effleurer des choses, des faits. Je n’assume pas, ne m’assume pas. Voilà. À ma défense, rares sont les gens qui puissent saisir ce sens, cette trop grande rapidité que j’ai à passer au travers les choses, les évènements, les deuils.

J’acte la résiliente. J’y excelle. Les plus futés devinent quelque chose dans mon allure : pourquoi toujours le noir ?

Parce que.

Le rouge ?

C’est audacieux.

 Le blanc ?

Pour les rares moments d’accalmie.

Le trèfle à quatre feuilles?

L’unique marque qui trahie mon carpe diem à moi.

 

Je ne connaissais pas Limbo. Lui non plus. Il ne pouvait pas deviner qu’il avait pigé le numéro de celui qui assure la transition. Je ne voulais pas lui dire non plus. Ç’aurait gâché le conte de fée. Et Limbo préfère le beau.

Et moi, dans le beau, je recherche toujours le laid.

Une vraie fille, quoi.

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